En effet, l'ancienne église de Diekirch étant classée monument national depuis 1978, il est constant que des demandes de transformation à apporter à cet édifice remarquable doivent être soumises pour approbation au ministre de la Culture. Cette procédure est prescrite par la loi du 18 juillet 1983 concernant la conservation et la protection des sites et monuments nationaux. Le respect de la loi impose par conséquent que l’approbation expresse doit être demandée. Si la protection du patrimoine bâti a donc un sens et une portée, c'est parce que le législateur y a veillé.
Il n’est donc pas seulement souhaitable mais normal que les responsables politiques, dont les autorités politiques locales, respectent ces règles nous données par le parlement. Le respect de la loi est important et constitue un comportement responsable à l'égard des citoyens.
En tant que ministre de la Culture, je suis appelée à veiller au respect des monuments classés ainsi qu’à ce que leur authenticité puisse être garantie dans les limites du possible de même que la sauvegarde de l’histoire architecturale du bâtiment.
Toutes les églises chrétiennes du monde sont associées à la croix et au coq, une association issue d’une tradition millénaire. Elle revêt par conséquent un grand symbolisme. Si je dois dire que, pour Diekirch, je trouve l’idée de l’âne non point dépourvue d’humour, il faut néanmoins se référer à la loi en l’espèce qui appelle au respect de l’authenticité de la bâtisse.
Dans ce contexte, il convient de relever que l’ancienne église de Diekirch compte de surcroît parmi les bâtiments historiques très remarquables de notre pays. Parmi les édifices religieux, elle est unique au Luxembourg. C’est la raison pour laquelle je dois insister en l’occurrence.
Assurément se trouve-t-il bien d’autres endroits à Diekirch qui se prêtent à exhiber l’âne.
Communiqué par le ministère de la Culture