Étude TNS Ilres: le luxembourgeois est la langue commune de trois quarts de la population et de 94% des jeunes

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, Claude Meisch, et le secrétaire d’État à la Culture, Guy Arendt, ont présenté, le jeudi 7 juin 2018, une étude sur le rôle de la langue luxembourgeoise au sein de la société.

Tommy Klein, Client service director TNS Ilres, Claude Meisch, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse et Guy Arendt, secrétaire de l’État à la Culture lors de la conférence de presse
©MENEJ

 

Le sondage représentatif réalisé par TNS Ilres et détaillé par le directeur du service clients Tommy Klein montre une grande approbation (76%) pour les actions et les initiatives du gouvernement en matière de promotion de la langue luxembourgeoise. La majorité des personnes interrogées valident aussi la discussion sur le rôle du luxembourgeois, jugée justifiée et bonne, voire tout à fait justifiée par 59% des sondés.

Le renforcement de la langue luxembourgeoise est soutenu par 78% de tous les interrogés.

L’école remplit bien sa mission de transmission du luxembourgeois

L’enquête témoigne de la place importante qui revient au luxembourgeois au quotidien, tant dans la vie privée que professionnelle.

Le luxembourgeois apparaît ainsi comme une langue partagée par une très grande partie de la population : 77% des sondés disent parler la langue nationale. Ils sont 94% chez les 16 à 24 ans. "Les jeunes qui sont encore élèves ou qui viennent de quitter l’école parlent presque tous luxembourgeois. Cela veut dire que l’école est un acteur important de la promotion de notre langue et qu’elle remplit son rôle", s’est réjoui Claude Meisch.

La langue d’intégration

92% des jeunes sondés indiquent parler les trois langues officielles. "Le luxembourgeois n’exclut pas, mais il réunit" a analysé le ministre. Un avis partagé par 60% des sondés qui citent langue nationale comme première langue d’intégration.

Une langue parlée et écrite

Le luxembourgeois est de plus en plus considéré comme une langue écrite et non seulement parlée. "C’est un défi pour l’Éducation nationale" selon le ministre, qui préconise des initiatives pour mettre en avant de façon ludique et motivante l’orthographe et la grammaire luxembourgeoises. À l’exemple de la campagne schreiwen.lu, lancée en 2017.

Le multilinguisme, une réalité partagée

Un autre résultat marquant de l’étude concerne le multilinguisme. Plus de 70% des sondés parlent les trois langues officielles – le luxembourgeois, le français et l’allemand –, voire quatre langues ou plus. Parmi les compétences linguistiques, le français se dégage avec 98% des sondés qui affirment parler la langue de Molière.

Le multilinguisme est donc vécu au quotidien dans notre pays. Cette situation linguistique ne pose pas de problème à la majorité de la population.

Promouvoir le luxembourgeois, une priorité pour le gouvernement

Le secrétaire d’État à la Culture, Guy Arendt, a rappelé la stratégie du gouvernement en matière de promotion du luxembourgeois "non pas contre, mais avec les autres langues". Il s’agit de définir le rôle du luxembourgeois comme langue d’intégration et de communication. La question a été au centre des forums participatifs, les Sproocheronnen, organisés en mars et en avril dernier. Les conclusions de ces forums, ainsi que des contributions recueillies sur la plateforme en ligne sproocheronn.lu seront compilées dans un rapport qui sera présenté en juillet 2018.

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